Chapitre 5

La raison d’être : ses concepts clés

Depuis la fondation de Deuil-Jeunesse, certains repères se sont imposés comme des évidences. Ils ne viennent pas d’un livre ou d’une théorie importée : ils sont nés consciemment sur le terrain, dans les premières rencontres et se sont confirmés par les résultats qu’ils ont donnés. Ces concepts ne sont pas de simples idées : ce sont des points d’ancrage. J’ai été l’architecte clinique de la plupart de ces outils que les intervenants ont ensuite colorés. Ils sont pour tous les âges, simples, ludiques, ancrés, accessibles, adaptables.

Nous y adhérons parce qu’ils fonctionnent, parce qu’ils permettent de comprendre, d’agir et de soutenir de manière juste et humaine. Ils nous aident à rester alignés dans un contexte où les émotions sont intenses, les situations complexes et les enjeux multiples. Dans notre quotidien, ils servent autant à orienter une intervention qu’à expliquer notre approche à un nouveau membre de l’équipe, un partenaire ou un étudiant. Ils sont à la fois le langage commun qui nous unit et le fil conducteur qui relie chaque geste posé à notre mission.

De la girafe à l’expert : l’art de reconnaître chaque histoire

À Deuil-Jeunesse, nous partons toujours d’un principe simple mais exigeant : aucun vécu ne se compare. Therese A. Rando le dit avec justesse : seule la personne concernée peut véritablement définir le sens, l’ampleur et l’intensité de ce qu’elle traverse note. Voilà précisément pourquoi nous refusons toute comparaison : le “pire vécu” est toujours celui qu’on vit soi-même. Nous refusons aussi toute hiérarchie des souffrances. Selon qui pourrait-on affirmer qu’un type de décès est “pire” qu’un autre? Qui oserait dire à un enfant, qui vient de trouver sa mère morte dans son lit suite à un anévrisme, que la mort d’un enfant pour un parent est forcément plus douloureuse que la sienne? Je me rappelle d’un jeune qui me disait qu’il aurait préféré que son père tue sa mère “comme à la télé”. Il avait compris que l’accent est souvent mis sur la tragédie plutôt que sur la maladie, dans son cas. Et oui, il est possible qu’un animal de compagnie soit plus significatif qu’un ami ou qu’une arrière-grand-maman soit plus présente qu’une maman. “Pourquoi tu pleures, c’est juste ta cousine” fait mal à la personne blessée. Chaque vécu est unique, chaque lien a sa valeur et aucun n’a besoin d’être mesuré pour être reconnu et crédible.

Cette unicité s’incarne dans notre symbole : la girafe

Notre mascotte, qu’on retrouve partout dans nos bureaux, est née d’une conversation entre moi et mon fils en 2009 qui m’a appris qu’aucune girafe au monde n’a le même pelage ni les mêmes taches. Tout comme aucun deuil ou vécu n’est identique. Dans nos murs, les girafes rappellent, par exemple, qu’au sein même d’une famille, chacun vit une histoire différente, avec ses propres couleurs, nuances… et « taches ».

Les taches de la girafe représentent ce que nous appelons les facteurs d’influence : les conditions internes ou externes qui peuvent faciliter ou freiner l’adaptation à l’épreuve. On en dénombre une cinquantaine et elles peuvent être affectives, cognitives, physiques, sociales ou culturelles : âge, personnalité, état de santé, antécédents, expériences passées, circonstances, réseau social, culture, croyances… Jamais nous ne présumons de ce qui devrait être traumatisant ou rassurant. Nous allons vers l’autre : “Qu’est-ce que cela représente pour toi?”. C’est ainsi que nous obtenons un portrait juste, respectueux et fidèle du vécu réel.

Et lorsque nous explorons cette histoire unique, nous interrogeons le véritable expert. Oui, Deuil-Jeunesse détient une expertise clinique pointue, mais nous savons toujours reconnaître que l’expert, c’est la personne elle-même. Lors des premiers groupes de soutien que j’ai animés dans ma carrière, j’ai demandé aux jeunes “Par quoi reconnaissez-vous quelqu’un d’expert?”. Ils m’ont répondu “Parce qu’il porte une cravate!”. J’ai donc apporté des cravates aux jeunes, qu’ils portaient pendant les rencontres, pour leur faire sentir leur propre expertise. Ce moment a été déterminant dans ma compréhension de la juste façon d’intervenir. Je leur ai même remis des diplômes d’experts comme puissant ancrage, renforçant le sentiment d’autodétermination et de compétence face à leur parcours de vie.

L’exploration des taches nous amène aussi sur la route de la comorbidité, quand j’explique ça à un enfant je lui dis que c’est quand une personne a plus d’une grosse difficulté en même temps.

Par exemple, toi tu as un trouble de l’attention et maintenant tu vis le deuil. Ils doivent apprendre à vivre en même temps et ils s’influencent. C’est pour ça que ton attention est plus difficile.

On peut ainsi visiter l’estime de soi, les difficultés identitaires, l’intimidation, les conflits, l’isolement, la proche aidance…

Ces notions d’unicité, de facteurs d’influence, de reconnaissance de l’expertise de la personne, forment une assise solide sur laquelle s’appuient nos accompagnements et interventions. Elles ne sont pas des idées abstraites : elles se vivent, se transmettent et donnent chaque jour des résultats concrets auprès de ceux qui nous confient leur histoire.

Avancer à son rythme, à sa façon

À Deuil-Jeunesse, nous croyons que pour qu’un accompagnement ou une intervention ait un réel impact, la personne doit y prendre part par choix dans le sens le plus pur du terme. Cela signifie que la décision d’accepter de l’aide doit venir d’elle, sans être forcée, induite ou achetée par des récompenses ou des attentes extérieures. Chez les enfants, cette vigilance est essentielle. Un jeune qui accepte de venir à une rencontre uniquement parce qu’un arrêt au McDonald’s suivra la séance n’exerce pas vraiment son pouvoir de choisir. Dans ce cas, ce n’est pas la démarche qui l’attire, mais ce qui y est associé. Le volontariat véritable, c’est lorsque la personne sent, au plus profond d’elle-même, que cette démarche est en phase avec ses besoins et ses valeurs. On peut dire à un enfant que le vrai choix, c’est quand tu sens, au fond de toi, que ça te fait du bien et que ça te ressemble. C’est décider d’avancer parce que tu en as envie, pas parce que quelqu’un te le demande.

Le respect de l’autodétermination traverse notre approche : peu importe l’âge, chacun sait parfois timidement, parfois clairement, ce qui l’aide, ce qui lui nuit et comment il veut avancer. Les enfants eux-mêmes peuvent exercer cette agentivité note soit cette capacité à se positionner, à exprimer ses besoins et à influencer sa trajectoire de vie. Ce principe vaut pour tous, enfants comme adultes. Notre société, bien intentionnée, a souvent le réflexe quasi immédiat, dès qu’une personne vit une épreuve, de lui dire : “Va chercher de l’aide”. Ce réflexe part d’un désir de bien faire, mais il peut avoir un effet caché : laisser entendre que, sans soutien extérieur, la personne ne pourra pas aller mieux. En agissant ainsi trop tôt ou trop systématiquement, on risque de fragiliser ses repères internes et de sous-estimer ses propres forces.

Pour faciliter le volontariat, on peut offrir une visite des lieux, présenter l’intervenant, démystifier ce qui va se passer… réduire l’inconnu. L’aide débute quand la personne le veut et se termine quand elle le souhaite. Nous devons donc prendre le temps d’évaluer, avec ouverture et sans pression, ce dont la personne a vraiment besoin à ce moment précis. L’aide professionnelle, si elle est choisie librement et intégrée au bon moment, peut devenir un puissant catalyseur. Mais elle ne doit jamais effacer ou dévaloriser d’autres forces sur lesquelles la personne peut s’appuyer : famille, amis, activités, créativité, spiritualité…

Donner le droit à toutes les couleurs du cœur

À Deuil-Jeunesse, aucune émotion n’est jugée, classée ou censurée. Il n’existe pas de “mauvaise” émotion : il n’y a que des ressentis qui cherchent un espace pour être exprimés. Un soulagement, de la colère sourde, une culpabilité tenace, un sentiment d’oubli… tout est recevable. Un grand-père qui pleure de ne plus se souvenir de la voix de son petit-fils mérite autant d’écoute qu’un enfant qui s’en veut de ne pas avoir caché les cigarettes de son père.

J’ai d’ailleurs inventé un NIP aux émotions


Un numéro d’identification personnelle qui est

N
normales
I
imprévisibles
P
personnelles

Pour aller vraiment vers l’autre, offrir des pictogrammes sans légendes pour permettre aux personnes de déterminer eux-mêmes ce que représente le visage au lieu d’induire que c’est par exemple de la colère. On valorise l’introspection, on suit la personne, on ne la dirige pas.

Les émotions sont universelles mais leur combinaison, leur intensité et leur signification sont uniques à chaque personne. Les travaux de Paul Ekman note, psychologue américain reconnu pour ses recherches sur les émotions universelles, ont établi six émotions de base, présentes dans toutes les cultures : la joie, la tristesse, la peur, la colère, le dégoût et la surprise. Ces émotions se déclinent en une multitude de nuances : la tristesse peut se transformer en nostalgie, en solitude ou en désespoir ; la peur peut prendre la forme de l’inquiétude, de l’anxiété ou du trac ; la joie peut se décliner en fierté, en gratitude ou en sérénité… Ces émotions peuvent se mélanger, se succéder ou même coexister. On peut ressentir à la fois de la tristesse et du soulagement, ou encore de la colère mêlée à de l’amour. Il devient alors difficile pour la personne de nommer ce qu’elle ressent. Ce qui importe, ce n’est pas de “corriger” ou de hiérarchiser ces émotions, mais de permettre à la personne de les reconnaître, de les nommer et de leur donner un sens.

Notre rôle à Deuil-Jeunesse est double :

  • Identifier les émotions réellement vécues, même celles qui se cachent derrière un masque ou une réaction inattendue.
  • Accueillir chacune d’elles sans détour, avec l’assurance qu’elles ont toutes leur place et qu’aucune ne rend “anormal” ou “faible”.

Je n’arrête pas de jouer aux jeux vidéos depuis que ma mère m’a dit que mon père est mort parce qu’il avait trop de peine. Je ne veux pas avoir de la peine alors je joue même si ma mère me chicane

Moi, je ne peux avoir de la peine car ma mère a dit avant de mourir qu’il ne fallait pas qu’on pleure quand elle serait morte. Et j’ai promis ça, devant tout le monde ce jour-là

En offrant cet espace sécurisant et sans jugement, nous permettons aux enfants, adolescents et adultes de retrouver la liberté émotionnelle : celle d’exprimer, d’explorer et de transformer leurs émotions en forces pour avancer. Pour ce faire, nous avons des outils bien à nous comme le cœur en pizza!

Le deuil qui grandit avec nous

J’ai choisi dès l’écriture de mon premier livre d’aller à l’encontre des approches qui classent la compréhension de la mort par tranches d’âge fixes. Ces grilles donnent l’illusion que, par exemple, tous les enfants de 5 ans vivent et comprennent la mort de la même façon. Or, on le voit tous les jours : de multiples facteurs tels le vécu, les expériences antérieures, la personnalité, le contexte familial ou la culture influencent cette compréhension et la façon dont l’épreuve est vécue. J’ai nommé ce phénomène la circularité pour illustrer le fait que la compréhension d’une réalité n’est pas figée : elle évolue au fil du développement cognitif et émotionnel. Un enfant peut revisiter la disparition d’un proche à différents moments de sa vie, avec une compréhension et des réactions nouvelles. Un bébé qui ne comprend pas la mort aujourd’hui pourra, quelques années plus tard, réaliser l’ampleur de tout cela et vivre une peine réelle à ce moment-là. Je l’ai vu chez ce jeune qui, bien qu’ayant vécu la mort de son frère jumeau à la naissance, n’a exprimé ses émotions qu’à l’âge scolaire, lorsqu’il a compris ce que ça impliquait dans sa vie.

Un mot sur la peur de traumatiser. “Je voulais tellement qu’elle me serre dans ses bras mais elle était dans cette grosse boîte. Alors je me suis donné un élan et je me suis couchée à côté d’elle. Les gens voulaient me sortir de là mais le monsieur a dit de me laisser faire. Elle était froide et ne sentait pas son parfum. Comme elle ne bougeait pas, j’ai su qu’elle était morte pour vrai.”(7 ans) J’ai rencontré une jeune qui pensait qu’on avait fait du steak haché avec sa sœur : comment peut-on être grande et devenir si petite dans une boîte à notre mort? Elle aurait été moins traumatisée par la réalité. J’ai connu un garçon qui se retenait d’uriner car sa mère lui avait dit que son frère était toujours à ses côtés. Le traumatisme vient souvent des inventions et non de la réalité. Et se sont souvent les adultes qui sont troublés et non les jeunes…

La circularité explique pourquoi un enfant peut, au salon funéraire, jouer près du cercueil sans sembler triste : dans son esprit, son père “reviendra demain”. Pour lui, la mort n’a pas encore la même signification que pour les adultes. Le décalage est réel. L’enfant mange l’éléphant à petite bouchée alors sa compréhension évolue lentement, l’adulte lui avale l’éléphant en une bouchée. C’est pourquoi la communication est essentielle pour aider la famille à rester connectée et à accompagner chacun dans sa réalité en se gardant bien d’enfermer tout ça dans des cases hermétiques.

  • Les bébés ne comprennent pas la mort, mais ressentent les tensions et les absences. Les inclure, même symboliquement, peut leur donner plus tard un sentiment d’appartenance à l’histoire familiale. Ils apprécient les souvenirs racontés.
  • Les jeunes enfants comprennent la mort à travers leur imaginaire, influencé par les contes, les jeux ou les films.
  • Les enfants d’âge scolaire commencent à saisir certaines notions, mais leur compréhension reste fragmentée et unique.
  • Les préadolescents oscillent entre l’envie de comprendre et le besoin de se protéger.
  • Les adolescents, en pleine construction identitaire, peuvent être profondément ébranlés, tout en ayant parfois de la difficulté à demander de l’aide.
  • Les adultes comprennent généralement les enjeux complexes, mais cela ne rend pas l’épreuve plus facile.
  • Les aînés, riches de nombreuses expériences de deuil, ont eux aussi besoin qu’on respecte leur peine, sans chercher à les protéger à outrance.

La circularité, c’est accepter que le vécu ne soit pas une ligne droite. C’est reconnaître que la maturité peut faire émerger un sens, une émotion ou une question différente. C’est un repère fondamental dans notre façon d’accompagner.

Les visages multiples de la souffrance

Quand on pense à l’abandon parental, à la disparition, à la maladie grave ou à la mort d’un être cher, c’est souvent le chagrin et les émotions qui viennent d’abord à l’esprit. Les souffrances émotionnellessont les plus visibles et attendues alors qu’une absence de souffrance inquiète souvent. Des pleurs, de la peur, de l’anxiété… Par exemple, une adolescente qui, depuis la mort de sa sœur, pleure dès qu’elle entend le mot sœur. On a élargi ce regard en reconnaissant trois autres formes de souffrance, tout aussi essentielles mais souvent méconnues.

La souffrance physique

Le corps est un messager puissant. Le deuil peut s’exprimer par l’épuisement, la tension ou des douleurs profondes, une vraie trace corporelle des émotions. Des recherches montrent que le deuil influence le corps : il peut élever la pression artérielle, affecter la glycémie, perturber les hormones ou affaiblir le système immunitaire. Par exemple, un père en deuil qui, depuis le décès de son enfant, se réveille avec des maux de dos intenses et des migraines, alors qu’il n’en avait jamais souffert auparavant.

La souffrance sociale et relationnelle

Ce n’est pas la taille du réseau qui compte, mais la qualité des liens. La douleur peut naître d’un regard, d’un mot maladroit ou d’un jugement mal placé : un simple “Pourquoi tu pleures, tu n’avais que trois ans…” peut faire autant de dégâts qu’un reproche ferme. Une mère endeuillée peut s’isoler, car elle se sent incomprise par ses amies qui évitent le sujet de peur de la “faire pleurer” et qui ne la suivent plus sur les réseaux sociaux ne sachant quoi lui écrire. Dans le groupe l’Arc-en-Ciel, j’avais créé un outil : l’arc-en-ciel d’aide qui permet d’analyser le soutien actif, l’appui réel et le filet de sécurité.

La souffrance spirituelle

Elle ramène aux grands questionnements : le sens de la vie, nos croyances profondes, notre place dans le monde. Lorsqu’un deuil ébranle une conviction, par exemple, croire que “la vie se charge” et qu’“on a ce qu’on mérite”, le désarroi peut être d’une intensité vertigineuse. C’est un territoire fragile, souvent silencieux, mais central dans l’accompagnement. Par exemple, un adolescent qui, après le décès soudain de sa mère, abandonne tous ses sports car il pense qu’il a ce qu’il mérite et s’il ne mérite pas une mère, il ne mérite aucun loisir.

Cette approche élargie rejoint les découvertes récentes qui considèrent désormais le deuil comme multidimensionnel : émotionnel, physique, social, culturel et spirituel. Ces dimensions ne sont pas indépendantes : elles s’entremêlent dans la personne. À Deuil-Jeunesse, reconnaître toutes ces souffrances, c’est offrir une écoute complète, incarnée et respectueuse. Fascinant comme le deuil nous enseigne que l’humanité ne tient pas qu’aux émotions, mais aussi au corps, aux liens et aux convictions!

Aller à la source pour vraiment répondre aux besoins

J’ai appris une chose fondamentale dans ma carrière : on n’a pas le droit de deviner les besoins des personnes que l’on aide. Deviner, c’est risquer de se tromper. Savoir, c’est aller directement à la rencontre de l’autre. Trop souvent, lorsque je demande à un intervenant qui me demande de la supervision quels sont les besoins de la personne dont il est question, on me répond : “Je pense que…”. Mais penser ne suffit pas. Ça ramène à soi et non à l’autre. On n’a pas le droit de penser pour l’autre. On n’a pas le droit de s’inventer experte de l’autre. Ce qui compte, c’est ce que la personne elle-même exprime.

La souffrance peut rendre les mots difficiles à trouver. Les besoins sont là, mais enfouis derrière la douleur, le choc ou la fatigue. Si l’entourage attend qu’ils soient formulés clairement, il est possible que l’occasion d’aider soit perdue. Notre rôle est de créer l’espace, le climat et la confiance nécessaires pour que ces besoins puissent émerger. Il ne s’agit pas de combler tous les besoins, personne ne le peut, mais d’aider la personne, jeune ou adulte, à les reconnaître, les nommer et les assumer. Un intervenant sensible ne se contente pas d’observer : il interroge, reformule, écoute activement et ose poser la question clé :

De quoi as-tu besoin, là, ici, maintenant?

Cette question est simple mais elle est puissante et évite les suppositions maladroites comme croire que quelqu’un a besoin de se changer les idées alors qu’il souhaite simplement qu’on l’écoute sans jugement. Parmi les besoins qui reviennent le plus souvent, peu importe l’âge, on retrouve :

  • Être rassuré
  • Être normalisé
  • Être informé
  • Être outillé
  • Être compris
  • Être écouté
  • Être soutenu
  • Être reconnu
  • Être encouragé

Nous avons conçu, pour faciliter l’expression des besoins, des outils de narration, des cahiers, des calendriers, une boîte questions… Chaque besoin exprimé est une clé qui ouvre une porte vers un mieux-être possible. En allant à la source, on donne à l’aidé la dignité et le droit de devenir acteur de son propre cheminement.