Chapitre 3

L’âme derrière ses services

Pendant toutes ces années, les services de Deuil-Jeunesse ont été peaufinés. Je n’ai pu, dans la ligne du temps, tout dire de ce qui a été produit et créé pour s’adapter aux gens qui ont besoin de nous. Je ne ferai pas leur nomenclature ici non plus, le site web de Deuil-Jeunessenote-site-web-deuil sert à les préciser étant donné qu’ils sont évolutifs. L’objectif est de ne pas perdre de vue les racines de ces services. Derrière chaque service, il y a une intention, une vision et une histoire. Depuis les tous débuts, j’ai voulu que Deuil-Jeunesse soit plus qu’un organisme d’aide. Je voulais qu’il soit un espace où l’on se sent compris, où l’on ose poser toutes les questions  même celles qui dérangent et où l’on ne parle pas de “tourner la page”, mais de vivre pleinement ce qui bouleverse. Chaque fois qu’une personne contacte Deuil-Jeunesse, tout est mis en œuvre pour que ce soit une expérience humaine, personnalisée et réconfortante, du premier contact jusqu’à bien après la fin de la démarche. Chaque point de contact, que ce soit avec une personne aidée, un partenaire ou toute autre personne, est important. Nous voulons que l’expérience soit simple, chaleureuse et empreinte de respect, et ce, dans toutes les sphères du travail, peu importe le rôle ou le contexte, tels une représentation sociale ou un événement public.

De nombreuses personnes se demandent comment cela fonctionne à l’interne : ce chapitre lève le voile sur les étapes et les choix délibérés qui rendent chaque contact à Deuil-Jeunesse si significatif. Découvrons maintenant les dessous de ces services clés grâce auxquels nous accomplissons notre mission.

Tout d’abord, À ou Chez Deuil-Jeunesse?

La décision a été prise de dire « À Deuil-Jeunesse » plutôt que « Chez Deuil-Jeunesse ». D’un point de vue grammatical, le mot à est plus inclusif et englobant. Il fait référence à une réalité plus vaste, alors que chez évoque un lieu physique, un commerce ou un domicile. Or, Deuil-Jeunesse est bien plus qu’un simple endroit : c’est une école de pensée, une équipe engagée, une philosophie vivante. Deuil-Jeunesse peut être partout : dans les maisons, les écoles, les hôpitaux, les rues, les cœurs. Il s’inscrit dans un élan de développement constant, bien au-delà de ses murs.

La ligne d’intervention spécialisée : être là, au moment où ça compte

Au départ, cette ligne, c’était mon téléphone personnel. Je répondais à toute heure parce que, quand un drame frappe, il ne se soucie pas des horaires de bureau. Aujourd’hui, elle porte le nom de ligne d’intervention spécialisée (LIS). Elle a déjà aussi porté le nom de “Ligne Rouge”, mais nous avons décidé de nuancer car elle n’est pas disponible 24/7, donc ce n’est pas une ligne d’urgence à tout moment. Mais l’intention reste la même : offrir notre présence, au maximum de nos moyens, lorsque la douleur se fait sentir. Et derrière chaque appel, il y a une rencontre humaine. Une voix qui rassure, informe, oriente. Une voix qui prend le temps.

Quand mes enfants étaient petits, il m’est arrivé de nombreuses fois d’être avec eux en pleine activité, en train de rire ou de nous divertir… et tout à coup, mon cellulaire sonnait. Je m’excusais alors auprès d’eux en disant : “Quelqu’un a besoin de moi.” Souvent, très souvent, j’ai mis de côté ma présence auprès d’eux pour répondre à Deuil-Jeunesse. Je savais que chaque minute comptait et que, pendant que nous nous amusions, quelque part, quelqu’un vivait un moment difficile. C’est ainsi que j’ai porté la mission de Deuil-Jeunesse toute ma vie.

J’ai toujours senti, au fond de moi, que notre rôle commençait bien avant la première rencontre en personne. Il commence dans la justesse du tout premier mot. Ne pas faire attendre une annonce importante reste, pour moi, essentiel. Je ne m’attends pas aujourd’hui à ce que les employées répondent au restaurant en compagnie de leur enfant… mais à l’époque, je crois sincèrement que c’est ce qui a fait la différence. Ce à quoi je tiens cependant, c’est que les gens soient répondus rapidement et par une voix chaleureuse et non une boîte vocale.

Les questions qui nous parviennent sont souvent directes :

Comment annoncer ce drame à mon enfant?

Doit-il voir le corps?

Peut-il assister aux rites funéraires?

Est-ce normal d’avoir encore de la peine cinq ans plus tard?

Mon adolescent peut-il assister à l’aide médicale à mourir de son grand-père?

Quand les mots manquent, nous sommes là.
1-855-889-3666

Chaque jour, Deuil-Jeunesse reçoit des dizaines d’appels de partout et de tous les milieux. Des parents, des jeunes, des membres de la famille… mais aussi des écoles, des milieux de garde, des réseaux publics, des salons funéraires, des organismes communautaires, des médias. Derrière chaque sonnerie, il y a une urgence, une inquiétude, un besoin d’aide. Et, à chaque fois, il est clair que ces premières minutes comptent plus qu’on ne l’imagine.

Le soutien aux professionnels : multiplier les gestes justes

AuTrès tôt, j’ai compris que si nous voulions vraiment changer les choses, il fallait aussi outiller ceux qui sont en première ligne : enseignants, médecins, travailleurs sociaux, éducateurs en garderie, intervenants communautaires… Tous ces adultes qui, parfois sans y être préparés, se retrouvent face à un jeune ou un parent bouleversé. On sent les intervenants parfois démunis devant ces réalités et à Deuil-Jeunesse, nous pouvons les soutenir dans leurs manières d’intervenir et répondre à leurs questions concrètes. Quels mots éviter? Comment accueillir un enfant dont le parent est mourant? Que faire si un élève éclate en sanglots au beau milieu de la classe? Quels signes doivent alerter vers un besoin d’aide spécialisée?

Souvent, nous travaillons en amont, pour éviter des maladresses ou des ruptures dans l’aide. Un exemple de travail en amont est d’offrir des conférences aux entreprises afin de se préparer au deuil de leurs employés ou au retour au travail suite à une épreuve. Parfois, c’est dans l’urgence : un appel d’une direction d’école à la suite d’un drame, un éducateur inquiet pour un adolescent, une équipe de soins qui veut savoir comment inclure les frères et sœurs dans les visites à l’hôpital.

Ce travail discret a un effet domino. Un seul geste juste peut changer l’histoire d’un jeune, lui éviter une blessure de plus, lui redonner confiance dans les adultes. Et chaque fois qu’un professionnel ose demander : « Comment puis-je mieux faire ? », c’est une victoire sur le silence et le malaise.

Les suivis cliniques : un chemin unique pour chacun

Je n’ai jamais cru qu’il existait une seule bonne façon d’accompagner ou d’intervenir. J’ai toujours eu la conviction que chaque être humain a besoin d’un soutien adapté à ses besoins. La preuve est que, dans une même famille, je n’ai jamais été témoin des mêmes réactions ni des mêmes besoins. De pouvoir se dévoiler entièrement ou partiellement à un intervenant spécialisé permet à chacun de trouver sa route vers le mieux-être. Parfois, il faut l’intimité d’un tête-à-tête. Parfois, c’est le courage collectif d’un groupe. Parfois encore, un espace familial où on réapprend à se parler. C’est pour cela que trois formes de suivi ont toujours été accessibles à Deuil-Jeunesse : individuel, familial, de groupe. Ils sont comme des sentiers différents dans un même jardin : on y circule à son rythme, on y revient au besoin, on prend celui qui correspond à notre moment de vie.

Chaque personne qui nous appelle et dont la situation relève de notre mission peut recevoir un accompagnement adapté. Chaque modalité a sa raison d’être :

L’individuel

L’individuel permet d’avancer à son propre rythme, d’explorer des enjeux personnels, parfois de façon préventive mais avec un objectif précis.  La prévention, c’est un élément souvent obscur. J’ai le souvenir d’un jeune qui adoptait des comportements violents à l’école suite au décès de son père. Son comportement décourageait bien des intervenants scolaires. On tentait de contrôler son impulsivité par des objectifs, mais la situation empirait. J’ai compris, en le rencontrant qu’il s’était mis à reproduire ses comportements agressifs pour avoir accès, lui aussi, à la psychologue qui parlait avec son frère du décès de leur père. Si on lui avait proposé de l’aide, il n’aurait sans doute jamais cassé le nez de son ami dans l’autobus.

La fréquence et la durée des suivis sont toujours adaptées aux besoins de la personne, il n’y a pas de cadre rigide. J’ai toujours voulu m’éloigner des formules toutes faites, comme “six rencontres obligatoires” ou “un rendez-vous chaque semaine pendant tant de semaines”. À Deuil-Jeunesse, chaque histoire est unique et chaque cheminement doit pouvoir se vivre à sa façon. Nos intervenants, formés avec rigueur, offrent des suivis spécialisés et de grande qualité, toujours avec le souci d’honorer ce rythme personnel.

Le familial

Le familial aide à rétablir ou préserver la communication, à retrouver des repères, à réorganiser la vie quotidienne dans une réalité bouleversante. Un jeune ne mangeait plus au souper. Sa mère était inquiète. Dès la première rencontre, il m’avoue que sa mère place encore le couvert de son frère décédé et qu’il a du mal à manger devant cette chaise et ce couvert vide. Il trouve l’ambiance lourde et n’a plus le goût de manger. Une rencontre familiale a permis d’entendre le vécu de sa mère, son père et sa sœur. Ensemble, ils ont convenu d’une rotation et de ne plus servir d’assiette vide. L’appétit est revenu.

Le groupe

brise l’isolement, favorise l’aide mutuelle et ouvre un espace de parole sécuritaire. Nos nombreux programmes de groupe sont nés pour toutes nos réalités rencontrées : deuil, abandon parental, maladie grave, proche aidance, petite enfance, adolescence, legs symbolique… Chacun est conçu pour briser l’isolement, offrir des repères et créer un espace où on se sent moins seul. C’est lors d’un groupe que j’ai compris qu’il ne fallait pas comparer les deuils. Voici une discussion éloquente :

C’est terrible ton père s’est suicidé.

Et toi, c’est terrible, ton père ne savait plus ton nom avant de mourir.

La diffusion de notre expertise : semer au-delà de nos murs

Deuil-Jeunesse, ce n’est pas seulement des rencontres au bureau. C’est aussi porter une parole claire et humaine dans l’espace public : conférences, formations, ateliers, balados, entrevues médiatiques, articles… et même la révision de contes pour enfants ou d’histoires pour adultes afin qu’ils abordent les choses avec sensibilité et réalisme.

Dès les premières années de Deuil-Jeunesse, j’ai été plongée dans la diffusion de notre expertise. Sauf pour nos campagnes de financement, je n’ai jamais sollicité de médias. Je n’ai jamais sollicité non plus d’organismes pour offrir des formations. Ce sont eux qui sont toujours venus cogner à la porte de Deuil-Jeunesse. J’ai dû apprendre à captiver un auditoire, que ce soit devant une salle comble, derrière un micro de radio ou en direct à la télévision, avec ce sujet qui n’a rien de glamour, disons-le franchement! J’ai eu de très belles expériences en général, d’autres plus cocasses et d’autres moins agréables. Mais peu importe le contexte, trouver les bons exemples, choisir les mots justes, ajuster le ton… Tout cela demande des habiletés qu’il faut sans cesse entretenir. La diffusion de notre expertise est une façon importante de démontrer notre solidité, nos convictions. Mais un seul mot mal choisi peut aussi nous fragiliser en une seconde.

Dès le primaire, j’adorais prendre la parole devant les autres. Les exposés oraux n’étaient pas une épreuve, mais un terrain de jeu. Très tôt, j’ai découvert que ma force était là : captiver l’attention, faire passer un message et créer un lien. Cette habileté a sans doute servi à la popularité de nos conférences, car nous sommes souvent sollicités et nous sommes présents là où il faut parler du deuil avec justesse et humanité. J’en ai parcouru des kilomètres pour former les gens et j’en ai fait, des médias, parfois dans des studios improvisés, y compris… dans des vestiaires de restaurants! Comme pour notre ligne d’intervention spécialisée, les appels, les demandes, les invitations, les urgences médiatiques ne préviennent pas. Il faut savoir se rendre disponible quand le moment est crucial.

Je mets actuellement beaucoup d’énergie à la transmission des savoirs en lien avec la diffusion de l’expertise de Deuil-Jeunesse car, chaque fois que nous parlons, nous semons. Comme des graines au vent, certaines tombent tout près, d’autres voyagent loin… mais toutes ont le potentiel de faire germer un geste juste, une parole mieux choisie, une intervention plus respectueuse. Informer, sensibiliser, former : ces trois actions sont indissociables de notre mission. Chaque fois, nous cherchons à transmettre une approche concrète et profondément respectueuse, fondée sur notre expérience clinique, mais aussi sur la recherche et une réflexion constante. Nous ne suivons pas aveuglément les théories : si elles nuisent, nous les remettons en question et nous osons le dire, même devant public.

Les savoirs : notre fil conducteur

Au fil du temps, j’ai compris que notre posture se tisse de quatre fils essentiels : le savoir, le savoir-être, le savoir-dire et le savoir-faire. Ensemble, ils forment la trame de notre approche, la toile sur laquelle s’appuient chacune de nos interventions. Le savoir, vaste et en constante évolution, fera l’objet d’un approfondissement dans les prochains chapitres, car il mérite à lui seul un espace dédié, c’est la connaissance derrière tout ce que nous sommes, nous exprimons et nous faisons! 

Empathie, chaleur humaine, absence de jugement : c’est ce qui ouvre la porte avant même qu’un mot ne soit prononcé. Très souvent, c’est ce savoir-être qui attire les gens vers Deuil-Jeunesse. La chaleur, le dynamisme, la solidité… tout cela donne le ton. Dans les rencontres, chaque geste, chaque regard, chaque silence est pesé pour que la personne aidée se sente accueillie pleinement. Le savoir-être, ce n’est pas se mettre en avant. La révélation de soi n’a pas sa place pour nous : tout est tourné vers l’autre, dans une présence entière et sincère. C’est cette posture qui crée la confiance. Celle qui rassure, qui fait tomber les défenses et qui permet d’ouvrir des portes parfois restées closes depuis longtemps. Un savoir-être qui ne s’invente pas, mais qui se cultive, se nourrit et se transmet. C’est ce que nous recherchons en priorité chez un employé. Les connaissances, les techniques, les outils… tout cela s’apprend. Mais le savoir-être, lui, est beaucoup plus difficile à développer. C’est un pilier intérieur qui se reflète dans chaque interaction et qui devient la signature humaine de Deuil-Jeunesse.

J’ai toujours aimé les mots. Les bons mots. Ceux qui portent, qui apaisent, qui ouvrent. J’aime aussi en inventer ou créer des expressions qui donnent vie aux choses même pour nommer nos réunions d’équipe, par exemple. Les mots façonnent les pensées et les pensées façonnent les gestes. C’est pourquoi, sans toujours m’en rendre compte, j’ai imprimé ce savoir-dire dans tout ce qui se développe à Deuil-Jeunesse : des courriels aux documents officiels, des rencontres d’équipe aux formations, chaque mot est choisi avec intention. Parce que, dans notre travail, un mot juste peut changer toute une rencontre… et parfois même toute une histoire. Les mots ont un poids. Mal choisis, ils peuvent créer une distance ou même une blessure. Bien choisis, ils deviennent un pont, une main tendue.

Par exemple, à Deuil-Jeunesse :

  • On ne dit pas “faire son deuil”, mais “vivre un deuil”.
  • On ne dit pas “parti”, mais “mort”, parce que les mots flous ajoutent de la confusion. Comme celle vécue par cette petite à qui on a dit que maman était partie pour toujours mais qui pensait qu’elle vivait au grenier et l’avait abandonnée.
  • On ne dit pas “Comment ça va ?”, vide de sens qui incite les gens à répondre “ça va en deuil”, mais “Comment te sens-tu ?” sensible, ouvert et moins convenu.
  • On ne dit pas qu’un homme endeuillé de sa conjointe “refait sa vie”, il la “poursuit”.
  • Nous préférons expliquer les risques d’un mensonge plutôt que de dire “vous devriez dire la vérité”.

À Deuil-Jeunesse, nous ne parlons pas de “clients” ni de “bénéficiaires”. Nous parlons de nos personnes aidées. Nos aidés. Ce choix de mots n’est pas venu par hasard. En 2023, j’ai mené un sondage auprès des employés et des gens que nous avions en suivi : 34 % des employés et 35 % des personnes aidées ont choisi ce terme. Le 14 février 2024, nous avons donc pris officiellement la décision de l’adopter. Je sais que le mot aidé n’est pas encore pleinement consacré par la langue française. Pourtant, il s’impose de plus en plus dans la littérature spécialisée et dans les milieux d’intervention. Il exprime un lien humain, respectueux, qui dépasse la simple relation de service.

Nommer autrement, c’est aider autrement.

Les outils, les attitudes, les gestes… Tout est pensé pour maintenir une qualité relationnelle et professionnelle irréprochable. On accueille la tristesse, la culpabilité ou même la joie avec la même ouverture. Nos attitudes sont choisies : grands yeux pour voir, grandes oreilles pour entendre, petite bouche pour parler avec pertinence. Et toujours un visage calme, peu importe le récit entendu.

J’ai forgé mon savoir-faire dès mes premières années auprès des jeunes et des parents en étant attentive à ce qui faisait vraiment la différence. J’ai appris à observer, à ajuster, à oser demander si mes interventions apportaient un véritable réconfort. Ce sont eux, en grande partie, qui m’ont permis d’affiner ma pratique. Ma personnalité y est sans doute pour quelque chose, mais c’est le contact direct avec ces personnes en souffrance qui a sculpté ma façon d’agir, de répondre, de tendre la main. C’est ainsi que j’ai façonné et transmis, dès les débuts de Deuil-Jeunesse, un savoir-faire qui ne se résume pas à des techniques, mais à une posture humaine précise.

L’image que j’utilise souvent est celle-ci : accompagner dans le deuil, ce n’est pas montrer le chemin, mais prendre la main de l’autre, le suivre pour mieux le comprendre et l’aider à trouver une route qui lui convient.

Le savoir-faire, c’est rassurer au bon moment, informer avec justesse, offrir une aide dépourvue de jugement. C’est savoir apaiser une réaction intense, suggérer de façon adaptée, et surtout, faire sentir à la personne qu’elle n’est jamais seule. C’est aussi savoir trouver les bons mots pour expliquer ou le bon silence pour soutenir.

À Deuil-Jeunesse, nous accueillons une personne à n’importe quel moment de son histoire, que la réalité de vie soit récente ou remonte à plusieurs années. Mais nous savons aussi que, malgré une plus grande ouverture sociale à demander de l’aide, des freins subsistent : peur, honte, comparaison avec d’autres histoires, pression sociale de “bien vivre son deuil” ou de s’en remettre vite. Notre savoir-faire, c’est de franchir doucement ces barrières avec la personne, à son rythme, pour qu’elle puisse avancer sans se sentir jugée.